22e Festival du Film
Policier de Cognac… Le Palmarès
Grand Prix Cognac 2004
Memories of murder
de Bong Joon-Ho (Corée du Sud)
Prix du Jury
Ex-aequo
PTU de Johnnie To (Hong Kong) et The
Cooler de Wayne Kramer (USA)
Prix de la Critique
Internationale
La mémoire du tueur d’Erik Van Looy (Belgique)
Prix « Spécial
Police » – Prix « Première » – Prix «
Médiathèques »
Memories of Murder de Bong Joon-Ho (Corée
du Sud)
Prix « Sang Neuf
» Cognac 2004
Rick de Curtiss Clayton (USA)
Grand Prix du Télépolar
Ex-aequo
Malone : La septième victime de Didier
Le Pêcheur et Suzie Berton de Bernard
Stora
Grand Prix Cognac 2004
du Court Métrage Policier et Noir « 13e RUE »
La quille de Jean-Jacques Lelté
Bernard Bec
11/04/2004
11e Prix Cognac-Tonic
du Festival de Cognac
Celui-ci a été
décerné et remis ce jour à Christian Morin lors
d'un déjeuner servi dans les salons de la société
Martell & Co.
Né dans le sud ouest,
Christian Morin, est diplomé des Beaux Arts de Bordeaux, section
graphisme publicitaire. Il monte, diplôme en poche, à Paris.
L'ambiance «petit fonctionnaire» de son premier job en agence
le catastrophe. Il jette l'éponge au bout de trois semaines et
frappe à la porte d'Europe1 dans l'espoir de devenir Speaker.
On le reçoit. On lui avoue qu'il est un peu dépassé.
Le Speaker c'est de l'histoire ancienne, le nouvel homme de radio s'appelle
«Animateur». Il le deviendra.

Christian Morin, hier, avec Jojo,
Laetitia et B. Farcy Christian
Morin, ce jour, signant le livre d'or chez Martell
Ensuite, ce sera la Roue de
la Fortune sur TF1 pendant de nombreuses saisons. Remercié, il
se lancera dans le théâtre et le cinéma.
Pendant toutes ces années il n'abandonne pas sa passion du Jazz.
Sa clarinette ne le quitte pas. Il enregistre quelques disques, reçoit
le Prix Sidney Béchet et se produit en concert.
En tant q'homme du sud ouest, Christian Morin parle de tous les moments
qui font la vie belle : anecdotes, rencontres, recettes de cuisine et
bons mots. Un plaisir.
Bernard Bec
10/04/2004
Festival de Cognac 2004…
Les Courts Métrages en compétition
Chippendale barbecue
de Gérard Pautonnier

Un enterrement de vie de jeune
fille prend une tournure imprévue quand, suite à un gage,
la future jeune mariée déguisée en fraise géante
se retrouve avec ses amies bloquée au milieu d’une route par
un mystérieux automobiliste en 4x4…
Malgré quelques (rares !) défauts de jeunesse, ce film
a le mérite de se risquer dans l’univers du fantastique avec
fraîcheur, drôlerie… La mise en scène est inventive
et audacieuse. L’ensemble donne un cocktail réussi.
Je m’indiffère
de Alain Rudaz et Sébastien Spitz
(ou le glissement progressif d’un prisonnier vers la démence)
Un titre dangereux !

Trente minutes pour un court
métrage… Même servi par des acteurs qui jouent leur partition
avec conviction (J.-P. Castaldi, Eva Darlan, Aurélien Decoing…)
il est difficile de tenir la longueur…
Les réalisateurs tentent, eux-aussi, une incursion dans l’univers
du fantastique, mais avec moins de succès que le film précédent.
Pellis de Yann
Gozlan

Dans un hôpital, une jeune
et brillante interne d’un service de dermatologie, en passe d’accéder
à son premier poste, se retrouve atteinte de la même pathologie
qu’un de ses patients : une sorte de nécrose irritante qui envahit
tout son corps peu à peu…
Dans le cadre d’une mise en scène assez académique, le
réalisateur présente un véritable petit film intelligent
(bien qu’un peu prévisible) qui a le mérite d’éviter
les écueils du genre en donnant carte blanche à des acteurs
confirmés (comme Jean-Marie Winling) ou moins connus (comme l’héroïne
qui se nomme : Félicité du Jeu. Si si !) qui nous font,
avec un égal talent, entrer de plain pied dans cette histoire…
Urticante !
La quille de
Jean-Jacques Lelté

Un ouvrier arrivé à
l’age de sa retraite va pouvoir se consacrer à ce qui l’empêche
de vivre normalement depuis maintenant quarante ans : Retrouver l’Algérien
qu’il a torturé, là-bas, quand il n’était qu’un
jeune troufion…
L’inénarrable Philippe Nahon campe là un de ces personnages
rudes et sombres, animés par des sentiments tempétueux…
Et il sait le jouer mieux que quiconque !
La voix off qui rythme cette plongée dans l’enfer du souvenir
et de la culpabilité n’est pas s’en rappeler l’ambiance de «
Seul contre tous » de Gaspar Noë.
Ce film est maîtrisé techniquement, esthétiquement,
et plein d’émotions ! C’est un petit bijou, il est mon coup de
cœur pour le prix.
Sale hasard
de Martin Bourboulon

Un écrivain est arrêté
par la police. Fâcheuse coïncidence : les truands de son
roman ont des homonymes compromettants dans la vie réelle…
Le réalisateur réalise cette petite comédie avec
conviction, mais l’intérêt principal réside dans
le dénouement, qui à lui seul fait plaisamment oublier
les petites faiblesses du film.
Toute première
fois de Michaël Souhaité

Une femme sulfureuse reçoit
chez elle un professionnel qui doit lui rendre des services… Bien particuliers
!
Trois minutes de bonheur de comédie enlevée, menée
tambour battant par deux acteurs qui semblent vraiment s’amuser. La
salle suit, évidemment ! Bravo à Michaël Souhaité
!
Charles Ming
10/04/2004
Le Convoyeur de
Nicolas Boukhrief (France)
Alex, Albert Dupontel,
est le nouvel employé d’une société de transport
de fonds sur le déclin, La Vigilante. Son arrivée
au sein d’une équipe disparate composée de grandes gueules
plus ou moins névropathes est ponctuée par les coups de
furie des uns et les prises de drogues et d’alcool… De tous !
On réalise, même si le trait est forcé, à
quel point l’équilibre psychologique d’individus risquant quotidiennement
leur vie pour 1200 euros par mois est précaire. La fonction abîme
cruellement ces hommes. Au gré de la progression de l’intrigue
on peut se demander qui se cache sous le fragile Alex. La raison des
injections qu’ils se fait, entre deux pétards, dans la solitude
de son appartement sordide où à l’arrière du fourgon.
Et le pourquoi de sa collecte de renseignements sur l’ensemble de ses
collègues…

Entre un Jean Dujardin
affable et ouvert, un Berléand (eh oui ! si vous cherchiez
le film dans lequel il ne jouait pas cette année : c’est encore
raté !) ultra-violent et à fleur de peau, et une collection
de seconds rôles remarquables (mention spéciale pour Julien
Boisselier), Nicolas Boukhrieff nous offre un film efficace,
pas prétentieux et soigneusement mijoté, remplissant tout
à fait la mission qu’il s’était attribuée : "réaliser
une véritable Série Noire, à l’image de
celles de notre enfance, dans les années 70".
Charles Ming
Festival du Film Policier
de Cognac
Le 11e Prix Cognac-Tonic sera
remis le dimanche 11 avril 2004 . Le lauréat recevra le trophée
2004 dans les salons de la Société Martell & Co.
A suivre...
Bernard Bec
10/04/2004
Casino pas Royal…
Bernie est « The cooler
», l’employé « porte-poisse » d’un casino en
perte de vitesse de Vegas, en passe d’être repris en mains par
une bande de maffieux en cols blancs au grand désespoir du patron
des lieux, Shelly, un dur de dur de la vieille école aux méthodes
rustiques…
Looser congénital, son simple passage près d’un client
en veine assure une scoumoune imparable à celui-ci, instantanément.
Bernie est donc très précieux aux yeux de Shelly… Mais
voilà : n’en pouvant plus d’une errance répétitive
dans un univers glauque où les horloges sont absentes des murs
et la lumière naturelle remplacée par des néons,
de jour comme de nuit, Bernie veut prendre sa retraite…
Ce qui est étrange,dans
« The cooler », c’est que le film ne se classe dans aucun
registre précis, oscillant entre la comédie, le fantastique
et le film de maffia… En échouant un peu dans chacune de ces
catégories à force de se disperser…
Tout le monde joue bien sa partition (l’apparition clin d’œil de Paul
Sorvino en crooner finissant et toxicomane est très réjouissante
: dommage que sa prestation soit si courte…) et le casting de «
gueules » (de l’anti-héros à la jolie serveuse,
en passant par la clique habituelle de bodyguards obèses et consorts)
s’apparente presque à de la BD.
Le problème reste entier
: même les meilleurs acteurs du monde ne peuvent intéresser
longtemps un public déjà repu de ce genre de films s’ils
évoluent sur un scénario flottant, dont chaque situation
est téléphonée au moins 15 minutes à l’avance…
Quel film Wayne Kramer a-t-il voulu faire ?
Charles Ming
10/04/2004
Festival de Cognac… Et
de trois !
Et oui, nous sommes déjà
le samedi 10 avril, troisième journée de ce 22e Festival
du Film de Cognac. Oublions la Hallydaymania et essayons de parler cinoche.
Le film qu’il fallait voir absolument, hier, c’était La mémoire
du tueur du belge Erik Van Looy.

C’est vrai, il était projeté
à 20h30, après ou - selon les personnes - pendant le très
attendu cocktail du marché. 750 invités, petits fours
à la bouche et verres à la main, essayaient d’apercevoir
les VIP du festival. Johnny est passé rapidement et a tout de
même levé son verre, Christian Morin s’y est perdu, Christian
Rauth et sa belle compagne Cécile Auclert ont dégusté
moult huîtres, Julien Chatelet a signé et embrassé
ses admiratrices, Laurent Baffie a été intronisé
membre de la confrérie du Franc Pineau…
Mais revenons au film La
mémoire du tueur : d’après l’avis de nombreux spectateurs,
il serait bien placé pour obtenir le Grand Prix de Cognac. Tiré
d’un roman de l’auteur flamand Jeff Geeraerts, le film a obtenu en Belgique
un énorme succès malgré seulement 34 copies face
aux grandes productions comme Matrix, Bad Boys, Attrape-moi si tu
peux et Kill Bill.

L’histoire : Un tueur à
gages découvre qu’il est manipulé. Comme il souffre des
premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer, il décide
d’utiliser la police afin qu’elle élimine ceux dont il va bientôt
oublier les noms…
Revenons à aujourd’hui
avec l’entrée en scène de Line Renaud et de André
Dussolier venus tous les deux présenter le téléfilm
en compétition de Bernard Stora Suzie Berton. Ces deux
comédiens ont fait preuve d’une gentillesse extrême envers
le public et les photographes. Chapeau Madame, chapeau Monsieur !
A suivre…
Bernard Bec
09/04/2004
Cognac, c’est aussi le
Cinéma !
Ne parlons pas d’un film que
nous n’avons pas vu - celui d’ouverture - mais parlons plutôt
de celui de ce matin vendredi :
PTU de Johnnie To
(Hong Kong)

Le sergent Lo se fait voler
son arme un soir lors d’une rixe avec des petits malfrats. Son ami Mike
Ho, un officier de la Police Tactical Unit (PTU), promet de la lui retrouver…
Classique pour l’instant, même un tantinet basique, mais essayons
de suivre leurs pérégrinations nocturnes sur ce territoire,
qui à l’échelle de Hong Kong semble tout petit petit.
Bloc après bloc, les bons (pas vraiment des anges) et les mauvais
de cette histoire semblent n’être que les seuls habitants sur
cette planète ou se côtoient flics, indics, petits trafiquants
et membres d’une organisation criminelle. Humour hong-kongais, sang,
tabassages et tortures sont au programme. Mais pour le peu de contenu
pourquoi faire aussi long ? Les plans sont interminables et la musique
est d’une ringardise à donner envie à un rocker pur et
dur d‘écouter en boucle l’intégrale de Sheila. Si ce film
ne fait que 78 minutes, il m’a semblé en faire le double.
Sois franc mec… Ok, j’suis parti après une heure de projo, j’tenais
plus !
Bernard Bec
08/04/2004
Festival de Cognac :
une exposition et des décors
A la Médiathèque
de Cherves-Richemont les lecteurs trouveront en décor, à
l’occasion du festival et durant tout le mois d’avril, le bureau du
Commissaire Maigret et une silhouette de Georges Simenon réalisée
d’après la célèbre photographie prise devant la
porte du 36 quai des Orfèvres.

A celle de Chateaubernard, une
exposition retrace en dix panneaux un siècle de fascicules policiers.
Visible en ce lieu jusqu’au 22 avril, celle-ci sera à nouveau
présentée les 16 et 17 octobre 2004 aux Couvent des Récollets
à l’occasion du prochain « POLAR & CO » le salon
de Cognac.

Autre clin d’œil au Festival
du Film Policier : comme chaque année quelques commerces se sont
mis à ses couleurs et à celle de ses invités. Même
si leur nombre est en baisse d’année en année, saluons
leur volonté de donner un air de circonstance à leurs
vitrines.




Bernard Bec
08/04/2004
Ce jeudi 8 avril à
19h00, un Festival de Cognac survolté et dopé par la présence
de...

Docteur Funk
Docteur Funk l'avait déjà
couvé sous son funk épicé et Johnny Hallyday a
mis le feu dès son arrivée devant le théatre de
Cognac. Photos, signatures d'autographes sous les cris de «Johnny,
Johnny !» le tout accompagné de sa charmante Laetitia.
Pour ce premier bain de foule, le succès était également
au rendez-vous pour Cécile Auclert, Carole Richert, Jean-Hugues
Anglade, Christian Rauth, Chantal Lauby, Jean-Paul Rouve, Rachid Arhab,
Pierre Bénichou, Franck Dana...
Jury Téléfilms - Jury Longs
Métrages
Comme chaque année, mais
cette fois avec des discours de plus en plus courts du Maire de Cognac,
Jérôme Mouhot, et de Lionel Chouchan, le Délégué
général, le 22e Festival du Film Policier de Cognac était
ouvert officiellement.
Dans la même foulée trois jurys étaient présentés
: Spécial Police, Téléfilms et Longs Métrages.
La projection en avant-première du film d'ouverture Taking
lives de D.J. Caruso pouvait débuter. Il était près
de 20 heures.
A suivre...
Bernard Bec
08/04/2004
22 v’là le Festival
de Cognac…
Aujourd’hui, jeudi 8 avril 2004,
débute cette 22e édition qui, comme le laisse entendre
certains, est la der des der. Quel gâchis !
Oublions cette menace et profitons
encore cette fois de la présence de nombreux invités,
de la multitude de projections et des animations. Même si cela
peu paraître un peu mince après le spectaculaire des années
1990, côté rues, la fête devrait être de la
partie avec La Fanfare Electrique et Docteur Funk.
Présents dès ce jeudi, ils seront rejoints samedi par
Le Big Band de Cognac.
Les Carnets d’Autographes du
Festival sont à la disposition du public dès maintenant
à l’Office du Tourisme, à la Boutique des Festivals, chez
le disquaire Collectors et dans bien d’autres commerces du centre ville.
Le Public, comme chaque année
depuis 1994, élira l’invité le plus sympathique du Festival
de Cognac. Le lauréat recevra le Prix Cognac-Tonic,
dimanche 11 avril lors d’un déjeuner officiel servi dans les
salons de la société Martell & Co. En répondant
aux Enquêteurs , les personnes interrogées gagneront
des romans policiers offerts par « POLAR & CO » le salon
de Cognac et des invitations au repas de remise du prix.
L’opération au profit
de l’enfance défavorisée, La Rose du Festival,
parrainée par le Lion’s Club Cognac Jeanne d’Albret a lieu pour
la 8e année. La rose jaune à la pellicule est en vente
au prix de 2 euros.
A suivre…
Bernard Bec
30/03/2004
Festival de Cognac :
la billetterie
Côté Cinéma
/ au Théâtre et aux « Quais Hennessy »
Il existe trois catégories de billets non numérotés
:
- La carte permanente qui donne accès, dans la limite des places
disponibles, à toutes les séances : 55 euros.
- La carte journalière qui donne, comme son l’indique, l’accès
à toutes les séances d’une même journée :
19 euros.
Ces deux cartes peuvent être obtenues via le réseau Ticketnet,
chez Auchan, Leclerc et la Fnac, par phone au 0 892 390 100 et par le
net sur www.ticketnet.fr
- Le billet à la séance n’est en vente que sur les lieux
de projections, environ 10 minutes avant chaque séance, dans
la limite des places disponibles : 6 euros.
Côté Télévision
/ au Centre de Congrès « La Salamandre »
- La carte gratuite est à retirer à l’Office de Tourisme.
Celle-ci est valable pour toutes les projections dans la limite des
places disponibles.
Bernard Bec
29/03/2004
Exit Harol Becker…
Welcome to Roger Spottiswoode.
Ne me demandez pas les raisons de ce changement à la tête
du grand jury du festival du film policier de Cognac, celles que l’on
m’a donné sont plus que floues. Le nouveau président de
cette 22e édition – qui serait d’ailleurs la dernière
– est né en Angleterre. Celui-ci, après y avoir débuté
sa carrière de réalisateur de films documentaires et publicitaires,
s’installe aux States début des seventies.
Il travaille sur le montage de films comme Les chiens de paille,
Guet-apens et Pat Garret and Billy the Kid de Sam Peckinpah.
Ensuite suivront les montages de Le flambeur de Karel Reitz
et Le bagarreur de Walter Hill.
En 1980, Roger Spottiswoode passe derrière la caméra et
fait tourner Jamie Lee Curtis et Ben Johnson dans Terror train
et Robert Duvall dans The poursuit of D.B. Cooper.

Nick Nolte et Eddy Murphy dans 48
Heures
En 83, il co-écrit le
scénario de 48 heures. Ce film réalisé
par Walter Hill remporte, cette année là d’ailleurs, le
Grand Prix du 1er Festival du Film Policier de Cognac. Toujours en 83,
il met en scène Nick Nolte dans un film dramatique Under
fire.
Ensuite, Roger Spottiswoode change de registre et passe à la
comédie avec La dernière passe et à l’action
en 1986 avec Randonnée pour un tueur.
En 89, il dirige Tom Hanks dans Turner et Hooch, Mel Gibson
en 90 dans Air America. En 1992, il tourne Arrête,
ou ma mère va tirer ! avec Sylvester Stallone. En 94, c’est
au tour d’Alan Rickman d’être devant sa caméra pour Messmer.
Roger Spottiswoode tourne en 1997 le 18e James Bond Demain ne meurt
jamais avec Pierce Brosnan.

Arnold Schwarzenegger dans A l’aube
du sixième jour
Suit À l’aube du sixième
jour en 2000 avec Arnold Schwarzenegger et en 2003 Spinning
Boris avec Jeff Goldblum.
Il vient de terminer, en Angleterre, la réalisation de son 13e
film. White on White est un thriller tiré d’un roman
de la grande Patricia Highsmith.
Comme Roger Spottiswoode doit
avoir, après son parcours, un avis de connaisseur sur le 3e Art,
cela nous promet un jugement sans appel concernant le Grand Prix du
Festival du Film Policier de Cognac.
A suivre !
Bernard Bec
26/03/2004
22e Festival du Film
Policier de Cognac…
Demandez l’programme !

Alec Baldwin et Nicole Kidman dans Malice de Harold Becker
Le Président sera américain.
Ce sera Harold Becker. Ce dernier est un réalisateur spécialiste
du cinéma noir. Il dirigeait Al Pacino en 1989 dans Mélodie
pour un meurtre et en 1995 dans City hall. En 1994, son
film Malice recevait le Prix du Public au Festival de Cognac.
En 2002 il réalisait l’Intrus avec John Travolta. Il
prépare actuellement son douzième long métrage,
The bank job.
La Star du public sera sans nul
doute un certain Johnny Hallyday. En plus d’être membre du jury
des longs métrages, il se verra honoré par un Coup de
chapeau. Seront projeté :
Point de chute de Robert Hossein (1970)
Détective de Jean-Luc Godard (1984)
Conseil de famille de Costa-Gravas (1985)
L’Homme du train de Patrice Leconte (2001)
Outre les films en compétition
déjà annoncés, en ouverture les cinéphiles
pourront voir Taking Lives (Destins violés) de D.J.
Caruso avec Angelina Jolie, Ethan Hawke, Olivier Martinez, Tcheky Karyo
et Jean-Hugues Anglade.
En fermeture, le public cinéphile ou pas découvrira un
film made in Hong Kong Infernal affairs II d’Andrew Lau et
Alan Mak avec Shawn Yue, Edison Chen et Anthony Wong. Il est à
noter que le premier de la série est en compétition. Pourquoi
pas !
Les membres des différents
jurys seront :
Longs Métrages :
Harold Becher sera entouré de Marina Foïs, Chantal Lauby,
Santiago Amigorena, Jean-Hugues Anglade, Benoit Cohen, Jean-Christophe
Grangé, Johnny Hallyday et Jean-Paul Rouve.
Sang Neuf :
Daphné Roulier, Rachid Arhab, Alain De Greef, Pierre Bénichou…
Courts Métrages :
Le président Jean-Pierre Ameris sera entouré de Maryline
Canto, Maud Forget, Pascal Elbé, Arié Elmaleh et Samuel
Labarthe.
Téléfilms :
Gérard Vergez sera entouré de Cécile Auclert, Carole
Richert, Florence Thomassin, Frédéric Pierrot et Christian
Rauth.
Toujours pour les accros au cinoche,
seront proposées…
Une avant-première : Emmett’s Mark de Keith Snyder avec
Scott Wolf, Tim Roth et Gabriel Byrne.
Une soirée spéciale Séries Américaines avec
la projection d’un épisode de New York District et de
Homicide.
Deux séances spéciales :
Pour les Z’enfants RRRRRRRR de qui et avec qui vous savez…
Et puis, pour les aficionados de SAS, un documentaire inédit
de 52 minutes sera projeté le vendredi 9 avril à 19h30
en présence de Gérard de Villiers. Qu’on se le dise !
A suivre !
Bernard Bec
09/03/2004
Festival du Film Policier
de Cognac 2004…22 v’là les premières infos !
Du 8 au 11 avril, ils devraient
faire partie des invités de cette 22e édition. Ils ont
pour noms :
Charles Berling, Albert Dupontel, André Dussolier, Julie Depardieu,
Benoît Poelvoorde, Chantal Lauby, Pascal Elbe, Nicolas Boukrief,
Bernard Stora, Laurent Baffie, Line Renaud, Laurent Gerra, Benoit Cohen…
Côté films en compétition
« Section Longs Métrages » :

Le Convoyeur
de Nicolas Boukrief avec Albert Dupontel, François Berléand
et Jean Dujardin (France). www.leconvoyeur-lefilm.com
The Cooler de
Wayne Kramer avec William H. Macy, Alec Baldwin et Mario Bello (USA).
De Zaak Alzheimer
(La mémoire du tueur) d’Erik Van Looy (Belgique).
Infernal Affaires
d’Andrew Lau et Alan Mak avec Tony Leung Chiu-wai et Andy Law (Hong
Kong).
Memories of Murder
de Bong de Joon-Ho avec Song Gang-ho et Kim Sang-kyung (Corée
du Sud).
Ptu de Johnnie
To avec Simon Yam et Maggie Shiu (Hong Kong).
Shade de Damian
Nieman avec Thandie Newton, Melanie Griffiths, Gabriel Byrne et Sylvester
Stallone.
A un mois de l’ouverture de ce
22e Festival de Cognac, ces premières infos sont, ma foi, bien
alléchantes. Surtout pour un événement que certains
- ceux qui l’ont mis financièrement sur les fonts baptismaux
- aimeraient bien voir disparaître après plus de vingt
ans de bons et loyaux services envers le produit et la ville. Dur dur
!
Bernard Bec
01/03/2004
Festival du Film Policier
de Cognac… en avant-première, le visuel de 2004
En attendant quelques noms d’invités,
quelques titres de films, nous avons déjà le visuel 2004
à nous mettre sous la dent. Depuis l’édition de l’an 2000,
la couleur dominante de l’affiche de Cognac était le vert, froid,
humide, voire glacé. En 2004 retour aux tons chauds, à
l’ambré du « Nectar des Dieux ». Le froid ne vient
plus désormais que de la pièce à conviction dans
son sac plastique. Normal !

Bernard Bec
25/01/2004

ZEP, Grand Prix de la Ville d’Angoulême
L’Académie des Grands
Prix a récompensé le père de Titeuf, le digne représentant
de la jeune génération d’auteurs, découvreurs de
nouveaux territoires, et le superman des ventes d’albums et de dérivés
de tout ordre.
Après Régis Loisel
et sa fée, en 2004, c’est donc Zep qui devra réaliser
l’affiche du prochain festival. La bouille de Titeuf devrait recouvrir
tous les panneaux publicitaires de France et de Navarre, tous les espaces
pub des journaux, hebdos et mensuels, et ainsi gonfler la « Titeufmania
» que l’on connaît déjà. Mais, est-ce bien
raisonnable ?
23/01/2004
Festival International de
la Bande Dessinée
Angoulême 2004
Le Palmarès :
|
 |
Prix
du Meilleur Album
Le combat ordinaire
de Manu Larcenet
Dargaud
|
 |
Prix du Dessin
Blacksad
(tome 2)
Artic nation
de Guarnido & Canalès
Dargaud
|
 |
Prix du Scénario
Sandman
La saison des brumes
de Neil Gaiman
Delcourt
|
 |
Prix
du Premier Album
Betty blues
de R. Dillies & A.-C. Jouvray
Paquet
|
 |
Prix de la Série
20th Century Boy
de Naoki Urusawa
Panini comics
|
 |
Prix du Patrimoine
L’Anthologie
de A.B. Frost
Édition de l’An 2
|
 |
Prix Jeunesse
9/12 ans
Luuna
(tome 2)
Le crépuscule du lynx
de Crisse & Keramidas
Soleil
|

|
Prix Jeunesse
7/8 ans
Ex-aequo :
Petit vampire
(tome 5)
La soupe au caca
de J. Sfar & D. Chauvel
Delcourt
Popotka
Le petit sioux Mahto
de Fred Simon
Delcourt |
 |
Prix Fanzine
Sturgeon with moss
|
 |
Prix du Public
Blacksad
(tome 2)
Artic nation
de Guarnido & Canalès
Dargaud
|
23/01/2004
31e Festival International
de Bande Dessinée d’Angoulême
22 / 25 janvier 2004

Retour, comme tous les ans, de
ce qui est devenu LE Salon incontournable, et de loin, le plus important
de France. On peut regretter que Dupuis boude toujours, mais tant pis,
ne gâchons pas notre plaisir pour quelques querelles intestines
!
Donc, comme toujours, les Bulles du Champ de Mars vous attendent avec
les maisons d’éditions, la bulle New York (en face du théâtre)
étant plutôt réservée aux fanzineux et marchands
de tout poils. N’oubliez pas le samedi et le dimanche l’espace Marengo
où séviront les bouquinistes – ah ! les Belges… !
Les expos
- Régis Loisel au CNBDI
- Exposition Groland à la Maison des Images
- Dave McKean « Narcolepsy » à l’Hôtel Saint-Simon
- Rahan dans les salons de l’Hôtel de Ville
- La bande à Tcho à l’espace jeunesse
- La Bd et la Caisse d’Epargne, place Saint Martial
- Beguin Say place Bouillaud
- Instants de vie, espace Lipton
- Citroën dans la Bande Dessinée, jardins de l’Hôtel
de Ville, etc…
A voir aussi, l’atelier Sanzot
et l’atelier Saint Lukas.
Pour ceux qui voudraient
approcher les auteurs, une série de rencontres est programmée
à l’Espace Franquin :
- Vendredi 23, il y aura Joseph
Swarte, Ted Benoît, Lorenzo Mattotti, Jim Lee, Régis Loisel
et Juanjo Guarnido.
- Samedi 24, on croisera Chris
Ware, Seth, Dave MxKean, Carlos Nine, Monsieur Ferraille, Joann Sfar
et Chris Claremont.
- Dimanche 25, Grand prix de
la ville d’Angoulème avec une grande table ronde…
Et encore des débats au
Forum Leclerc, au Théâtre d’Angoulême sur la BD et
le Cinéma, sans oublier le building de Will
Eisner.
De quoi satisfaire tout le monde
ou presque, et user une paire de souliers.
Dernière minute…
Dans le cadre d’Angoulême 2004, l’ami Joe G. Pinelli expose au
Café des Halles « Bande Avant » et des illustrations
noir blanc olive.
Bernard Reversat
20/11/2003

Les Utopiales 2003 sont terminées,
vive Les Utopiales 2004 !
Un superbe festival par un temps relativement clément
pour la région de Nantes. Le soleil a brillé, le festival
aussi ! Beaucoup de monde samedi et dimanche, un peu moins lundi et
mardi.
Un franc succès qui prouve encore une fois que la Science-Fiction,
à l’agonie il y a dix ans, relève peu à peu la
tête.
Cinéma

Côté films j’ai été assez
déçu. Plus de fantastique que de SF et le côté
gore de beaucoup me déçoit (Gozu, Luminal, All tomorrow’s
party).
Je veux bien croire que le jeune public réagit bien à
l’hémoglobine, le prix du public allant à Beyond Re-Animator,
particulièrement saignant, le montre assez. Mais l’hémoglobine
n’a jamais remplacé la réflexion, c’est dommage pour le
genre.
Deux exceptions avec deux films d’animation de qualité, tous
les deux de 2003 mais hors compétition :
- Les enfants de la pluie de Philippe Leclerc sur des dessins
de Caza. Une belle histoire d’amour impossible sur fond de
haine. Où l’on prouve que la bêtise et l’ignorance peuvent
être battus en brèche par un minimum de réflexion.
Un bain de générosité optimiste bien venu en ces
temps moroses.
- Kaéna, premier film d’animation 3D français
de Chris Delaporte. Plus proche du manga que Les enfants
de la pluie, le graphisme est assez somptueux et mérite
le détour.
L’histoire, très simple, raconte la quête d’un peuple à
la recherche de son identité. Le dessin est bien maîtrisé
avec parfois des flous « artistiques » discutables. Mais
les goûts et les couleurs…
Livres
Pas mal de nouveautés…Difficile
de toutes les citer. En voici quelques-unes :
- Ozymandias, une nouvelle revue de SF. Bien venue dans le
désert qu’est la presse française. Rappelons qu’en kiosque,
il n’y a que Science-Fiction Magazine en tout et pour tout.
Remarquez c’est mieux que le polar ou le désert est total.
Ozymandias se veut pluridisciplinaire et ouvert aux autres
courants de la littérature. Ce sera essentiellement une revue
d’information, d’articles de fond et de critique. En principe, pas de
nouvelles mais un extrait de roman.
Parution en janvier 2004. Bonne chance !
- Un recueil d’œuvres de Manchu, le talentueux illustrateur
des couvertures du Livre de Poche. Publié chez Delcourt.
- Un autre recueil rassemblant huit jeunes dessinateurs de grand talent
qui feront parler d’eux. Pour une somme raisonnable le meilleur de Eikasia
à Vives accompagnées de huit nouvelles inspirées
par un dessin.
- Enfin un beau livre image sur le Disque-Monde de Terry
Pratchett, invité d’honneur du Festival.
Livre grand format décoré par John Kidby, l’illustrateur
habituel de la série et portant sur la fin du plus grand des
héros du Disque-Monde, l’incontournable Cohen le
Barbare.
Un cadeau de Noël indispensable pour tous les accros de Pratchett.
Tables rondes et discussions
- Le grand moment fut l’intervention de Terry Pratchett, petit
bonhomme à l’humour corrosif, assez à l’image de ce qu’il
écrit.
Une grande heure de bonheur saluée, fait rare, par plusieurs
salves d’applaudissements spontanés. Du pas vu depuis la mémorable
apparition de Jack Vance, il y a quelques années.
- Autre bon moment : la discussion entre Roland C. Wagner (son
traducteur) et Norman Spinrad. Norman est certainement un des
auteurs majeurs de la SF, un des plus remuants et chacun de ses ouvrages
est attendu avec impatience. Lisez Bleu comme une orange chez
Flammarion.
- Une table ronde intéressante sur l’Amérique
(U.S.) telle que la voient les auteurs de SF américains invités
au Festival.
Bilan assez amer et plutôt terrifiant d’un éléphant
que le gouvernement US essaie de retenir par la queue. Enfin quand je
dis le gouvernement américain, je parle en général.
Pas de gauche réelle, une droite religio-militariste, des minorités
qui pèsent de plus en plus sur le sud, une assemblée d’états
qui craque de partout, le parcours est loin d’être rose pour ce
qui semble être la plus puissante nation du monde.
Et si le colosse n’avait que des pieds d’argile ? L’histoire récente
nous a montré qu’il fallait être prudent sur la réalité.
- Agréable discussion sur le monde un peu fou d’Andréas
le dessinateur de Rork, d’Arq et de Capricorne.
Pour mordus du genre. Ah ! les Cromwell Stone ! A ce propos,
un tome trois et dernier est en préparation.
- Pour conclure une impressionnante démonstration scientifique
sur Mars et son environnement. Passionnant !
Expositions

- Le fin du fin était
la reconduction de la réalisation d’une toile de 5m sur 2m par
quelques artistes. Comme l’an dernier, chaque artiste devait exprimer
sa vision de l’avenir sur une partie de la toile, le tout étant
lié par un thème commun. Cette année les transports
du futur étaient à l’honneur. Le Nantes d’après-demain
est assez étonnant et l’ensemble terminé plutôt
convaincant. Y ont travaillé : Manchu, Hubert de Lartigue,
Patrick Woodroffe, Sandrine Gestin, Didier Graffet, Catherine Huerta,
Jean-Jacques Kilian, Mandy et François Rouiller.
- Superbes expositions de Garcia, dessinateur et illustrateur
de Dytyk, qui a reçu le prix Arte Fact du meilleur illustrateur,
- Une amusante Chambre expérimentale des rêves
de Lionel Stocard nous attendait avec ses équipements
futuristes et ses machines impossiblement illusoires.
- Très Science-Fiction, des structures métalliques parsemaient
le festival. La plupart étaient dues à Serge Roca,
maître du chalumeau pour notre plus grand plaisir. Son scorpion
était impressionnant et quelques-unes des pièces sortaient
du plus noir de nos cauchemars.
- Enfin, un grand ancien américain, A.C. Radebaugh,
redécouvert récemment nous livrait la vision de son monde
futur.
Les prix

…Quelques prix :
- Le grand prix Utopia est revenu à Norman Spinrad pour
l’ensemble de son œuvre. Rappelons que l’œuvre de l’auteur reste à
redécouvrir. Beaucoup de titres sont disponibles chez Laffont,
Pocket et Flammarion.
- Le prix Julia Verlanger, cher à Roland C. Wagner est allé
à Thomas Day pour La voix du sabre.
- Le prix album BD à Planètes de Mokoto Yukimura.
Voilà un tour bien incomplet
de ce qui s’est déroulé pendant quatre jours. Mes excuses
à tous ceux que j’ai oubliés, en particulier les très
nombreux Jeuderôlistes que j’ai, je l’avoue, totalement ignorés.
A l’an prochain !
Bernard Reversat
06/11/2003
UTOPIALES 2003…
Le 4e Festival International de Science-Fiction de Nantes.
Les Utopiales 2003 de Nantes se dérouleront du samedi 8 au mardi
11 novembre au Palais des Congrès.
Si de nombreux auteurs anglo-saxons
comme Tim Powers, Terry Pratchett, James P. Blaycock, Lucien Shepard,
Brian Aldiss, seront présents, les espagnols, tout comme
les italiens seront fortement représentés, ainsi que les
auteurs de notre hexagone. Cocorico !
Il y aura côté illustrateurs
du beau monde. Ont répondu présents au rendez-vous nantais
: Hubert de Lartigue, Manchu, Sandrine Gestin, Patrick J. Woodroff,
François Rouiller, Mandy, Catherine Huerta, Didier Graffet.
Ceux-ci s’uniront pour réaliser une fresque de 10 m². Bon
courage !
L’affiche de cette 4e édition est signée Deak Ferrand.
Projection de films et mise en
place de jeux de rôle.
Expositions et sculpteurs and
so on…
Poétique de la machine de François Junot, Chemins
de traverses de Patrick J. Woodroffe, Bed Deum à travers
l’écran, Serge Rocca - métal hurlant, Mécanique
Technokarmique de Jean-Pierre Jauffrey, Chambre à coucher
expérimentale de Honel Stocard et Mékamémories
et machines à visions. Ouf ! J’espère ne pas en avoir
oublié.
En bref, de quoi occuper largement
les quatre journées que durera le Festival de Nantes !
Bernard Reversat
28/10/2003
Le Festival « Quai
des Bulles » 2003 de Saint-Malo est terminé, vive le Festival
2004!
Excellente cuvée une fois
encore, ce Festival restera dans les mémoires comme celui du
Poulpe.
Diaboliquement intelligent, le bougre avait squatté la grande
salle, tapi juste à côté du Bistrot à Bulles.
Toute personne circulant dans le Palais du Grand Large ne pouvait y
échapper.
Sans parler des onze dessinateurs (enfin presque) qui racolaient ignominieusement
la jeunesse en leur proposant des ateliers de dessin.
On reconnaissait là, dans des tenues couleur de muraille, un
Fraize, un Pinelli, un Perger ou encore un
Pourquie. S’il y en avait d’autres, ils se cachaient bien,
j’les ai pas vus !
Le papa du Poulpe, Jean-Bernard Pouy, hirsute et ricanant couvait
tout cela d’un œil perçant, bien qu’attendri, motivant ses troupes
à l’aide de pousse-café musclés et de Poulpeuses
moussues.

En parlant remontants, le Café
des Bulles non seulement sert à boire, mais s’écoute.
On a désigné d’office un des organisateurs qui doit pendant
trois jours, subir l’ire des dessinateurs et scénaristes qu’il
invite à venir s’exprimer devant le micro. On vit ainsi les auteurs
du Décalogue, du Poulpe, Christian Rossi, Philippe
Bonifay et Emmanuel Guibert (mon préféré).
Même que le présentateur, il est toujours vivant.
Ayant échappé de
justesse à cet enfer, je suis allé frissonner au Contes
à Bulles ou officiait une (gentille) sorcière racontant
des histoires à faire frémir de peur les enterrés
vivants. Curieusement, le public enfantin semblait apprécier
! Merci Katel pour cette prestation.
Vers le fond de la salle, une
rumeur bizarre se faisait entendre : « Fé, fé, ca,
caaféééé » ! Ce n’était que
la salle de presse qui engloutissait régulièrement des
quantités d’individus aux yeux exorbités pour les recracher
dans une fumée nauséabonde de cigarettes à moitié
fumées.
Cherchant un peu de calme, je
redescendis vers l’entrée. Las, les chalands se pressaient en
troupes serrées, montant à l’assaut des escaliers en pelotons
serrés. Pour les éviter, je fonçai vers une cavité
obscure qui me tendait les bras, havre bienfaisant de douceur et de
tranquillité. J’étais dans un cinéma. Chouette
alors, on va voir un film animé : Chicken Run, ça
s’appelle, je ne vous raconte pas l’histoire, car bercé par le
ronronnement feutré du film, je me suis endormi bien au chaud
dans mon cocon.
Il y eut aussi La mort aux trousses de Hitchcock, Monsieur
N. d’Antoine de Caunes, Engrenages de David Mamet, le Poulpe, evidently
et d’autres encore…
Au réveil, j’étais
tout seul, oublié par l’hypothétique ouvreuse. Courageusement,
je continuai mon périple. Voyons, après le rez-de-chaussée
et le premier, il restait le second, étage des expositions.
La foule restant dense, je pris lâchement l’ascenseur qui m’emmena
à la cave. Il était temps de faire remonter mon taux de
caféine. Miracle, en appuyant sur le bouton 2, j’arrivai à
bon port.
En sortant, je me crus en Algérie : des hommes en burnous tabassaient
leur femme. Vu de plus près des dessins politiques vous sautaient
à la gorge pour dénoncer un gouvernement rien moins que
démocratique. Et l’auteur trouvait encore le temps de faire des
bandes dessinées entre deux arrestations musclées. Chapeau
!

A côté, soft, beaucoup
plus soft mais aussi terrible, politiquement parlant, il y avait l’exposition
Prado. Un homme étonnant pour des dessins encore plus
surprenants. Une démonstration de virtuosité qui rend
les petits camarades moins doués tous rêveurs. A moins
que, la bave à la bouche, ils ne détruisent l’œuvre
à la hache. Respect ! Monsieur Prado.
C’est en arrivant à la
Rotonde, que j’eus le choc de la journée, comme un grand coup
de poing dans le ventre qui me coupa le souffle. Il y avait là
une série de tableaux d’une virtuosité à faire
pleurer. Manchu, le grand (enfin, faut pas exagérer
sur la taille) illustrateur avait sévi. En 50 x 70 s’il vous
plaît ! Autre chose de voir les couvertures et les originaux.
A ce sujet, un mauvais point à Delcourt qui ayant un livre d’illustrations
du dénommé Manchu, se sont trouvés dès le
premier jour à court de stock. Pas malin, ça ! Qui a dit
que la SF ne se vendait pas ?
Pour récupérer,
j’ai regardé la deuxième expo, celle qu’on a caché
derrière Manchu. Il s’agissait d’un aimable clin d’œil de Daniel
Journée aux dessinateurs qu’il aime. Chaque atelier était
joyeusement photographié avec son propriétaire dans ses
œuvres. Le résultat va du bordel bien rangé au foutoir
indescriptible. De tout cela surnage d’innombrables planches épinglées
aux murs et d’étagères entières de livres références.
Vous avez dit que les dessinateurs ne savaient pas lire ? L’expo révèle
le contraire.
En redescendant prudemment et
serré de près par un car de japonais fourvoyé dans
le salon par erreur, je finis par m’enfourner dans un lieu sombre, parcimonieusement
éclairé par quelques ampoules. Je lus Lagaf à
l’entrée. J’avoue que j’étais inquiet, le Bigdil n’étant
pas trop ma tasse de thé. Ma vue s’étant accoutumée
à la pénombre, je m’aperçus qu’il s’agissait de
Napoléon ; Monsieur N. in fact. Bon, me suis-je dit, un clown
ou un autre… Je n’ai pas ri du tout, même Antoine de Caunes ne
m’a pas déridé, mais j’ai apprécié le travail
de pro de Fabien Lacaf au splendide story board. Le film par
contre…

Le temps de jeter un coup d’œil
aux ancêtres de la bande dessinée, ils savaient manier
le crayon en 1900 et déjà, c’était la fermeture.
Je n’avais pas eu le temps de jeter un coup d’œil à Jean-Marc
Rochette et son exposition de livres d’enfants, chose qui se régla
le lendemain.
Un individu barbu, le chapeau
sur la tête encourageait les gens à sortir :
- « C’est l’heure des prix, c’est l’heure des prix » psalmodiait-il.
Je crus comprendre qu’il s’agissait d’Alain Goutal, âme
damnée du Festival, sans qui rien ne serait arrivé. Docile,
je suivis la foule qui se dirigeait vers la vieille ville. Le vent s’était
levé et nous arrivâmes au pas de course à l’Hôtel
Chateaubriand, lieu traditionnel de la remise des récompenses.
On commença par le Ballon
Rouge, récompensant un jeune auteur. Ce fut Olivier
Supiot. A lui de dessiner la future carte postale. Puis arriva
le Gros Robert (un bon kilo) récompensant un scénariste.
Sans surprise, Le Tendre, vieux routier du scénario
fut élu.
Restait le moment de bravoure, le summum de la fête, l’incontournable
Bonnet d’âne, prix prestigieux, plus convoité
qu’on ne le pense. Et là, surprise de première grandeur,
ce fut Joe G. Pinelli, le joyeux drille qui venait tout juste
de quitter le Salon de Cognac qui fut élevé à cette
haute dignité. Le jury a prouvé qu’il y a de bons dessinateurs
ailleurs que dans les grandes maisons d’édition. Joe milite depuis
longtemps dans les petits labels indépendants, ayant horreur
qu’on lui dicte sa conduite et bravo pour cette consécration
qui est aussi celle de Six Pieds sous Terre, des Requins-Marteaux, du
Cycliste, de l’Association et de tous les autres. Pour punition, il
devra concocter l’affiche 2004. Nul doute qu’elle soit superbe !
Il y avait aussi tout l’espace
Duguay-Trouin ou éditeurs et exposants se côtoyaient. Il
y en eut pour tous les goûts : BD d’occasion, albums neufs, dédicaces
à n’en plus finir (bonjour les queues), sérigraphies et
affiches diverses.
J’ai bien apprécié,
j’ai bien vu, merci petit Jésus (ppc Alain Goutal).
Bernard Reversat scriptor
26/10/2003
Joe G. PINELLI couronné…
 |
A 20 heures, hier, samedi 25 octobre
2003, Joe G. Pinelli a reçu le « Bonnet d’âne
» du 23e Festival « Quai des Bulles » de Saint-Malo.
A cette distinction correspond une traditionnelle punition :
celle qui consiste à réaliser l’affiche du festival
suivant.
Le Tendre, quant à lui, a reçu le « Gros
Robert » avec obligation d’écrire l’édito
de l’an prochain aidé de son prix qui n’est autre qu’un
Petit Robert.
Messieurs, un seul mot : bravo !
A suivre…
Bernard Bec
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23/10/2003
QUAI DES BULLES…
Le 23e Festival de Bandes Dessinées de Saint-Malo aura lieu les
24, 25 et 26 octobre 2003.
Ce Festival convivial et chaleureux est devenu, au fil des ans, incontournable.
Il se déroule au Palais du Grand Large, haut lieu des festivités
malouines.
Au programme :
Bistrot à Bulles, Contes à Bulles, Cinéma, Ateliers
graphiques, Rencontres
avec les auteurs, Espace Jeunesse, Espace éditeurs…
Les expositions :
Photographies d’ateliers par Damien Journée
Dessins d’Algérie
Fabien Lacaf - Story board
Jean-Marc Rochette et la jeunesse
Manchu l’extraterrestre
Miguelanxo Prado - Traits de craies ou traits de plumes
Le Poulpe, du roman à la BD
Sans parler des rencontres avec
les nombreux auteurs présents, des séances de dédicaces
et des flâneries au cœur d’une des plus belles villes de Bretagne.
Bernard Reversat
Note de la rédaction :
Bernard Reversat et Joe G. Pinelli, qui sont sur place, rendront compte
de Quai des Bulles à leur retour sur le Cercle Noir. Cela promet !
25/06/2003
Frontignan-La Peyrade,
un festival du roman noir haut en couleurs
(du mardi 1er au dimanche 6 juillet 2003)
Cette année le thème général des débats
sera centré sur « Faits Divers et Roman »
et les festivaliers de Frontignan auront l’embarras du choix. Pour preuve,
voici le programme jour après jour.
Mardi 1er juillet à 20h30, le Grand Prix du
Festival du Film Policier de Cognac 2003, La caja 507 de Enrique Urbizu,
sera projeté en avant-première nationale au CinéMistral.
Tarifs habituels (Renseignements : 04 67 18 06 52).
Mercredi 2 juillet,
à 15h00, toujours au CinéMistral, projection pour le jeune
public de La fracture du myocarde (1991) de Jacques Fansten.
Tarifs habituels.
Ensuite à 20h00 une Murder Party sera proposée à
la Maison des Pratiques Artistiques. Tarif : 6 euros (Rens. : 04 67
48 11 74).
Jeudi 3 juillet
à 15h00, un spectacle pour tous (à partir de 8 ans) Attention
Polars sera interprété par la Cie Lézard Bavard
à la Maison des Pratiques Artistiques. Gratuit mais tout de même
sur inscription.
Ce même jour, mais un 20H30, Ciné-Club au CinéMistral
avec la projection du film Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot
datant de 1943 (5,5 euros). José-Louis Bocquet, auteur d’un fort
bel ouvrage sur Clouzot Cinéaste paru aux Éditions
Horizon Illimité et Thierry Laurentin, spécialiste du
cinéma, seront présents lors de cette séance.
Vendredi 4 juillet,
après le lancement du concours de jeu vidéo policier (12/15
ans - Gratuit) à la Bibliothèque Municipale à 14h00,
ce sera au tour de l’inauguration d’être effectuée à
15h00 au Square de la Liberté. Sous ses platanes à l’ombre
bienfaitrice, Pierre Bouldoire, le maire de Frontignan – La Peyrade,
et Michel Gueorguieff, le boss de l’association organisatrice, accueilleront
officiellement leurs invités. Après quelques mots et quelques
premiers centilitres de muscat sec, ça débutera fort à
16H00 avec le premier débat « Interroger et comprendre
le réel ».
S’enchaîneront un spectacle jeunesse à 16h00, la Parade
du Festival avec le vernissage de l’expo BD « Le Poulpe jette
l’encre » une deuxième occasion de faire connaissance
avec le nectar local à partir de 18h00, un concert de Rock à
20h00 ou/et à 20h30 la projection du film de Jean-Pierre Denis
(2000) Les blessures assassines au CinéMistral en présence
du réalisateur. Tarifs habituels.
Samedi 5 juillet,
dès l’aube à 11h00, Salle Voltaire, Vernissage de l’exposition
« Faire le noir : Faits Divers Photographiques ».
Entrée libre – Réservée à un public averti.
En même temps, faudra donc faire un choix, débat sur «
La reconstruction romantique ». Sous chapiteau et c’est gratuit.
A 14h00, une Murder Party à la Maison des Associations, à
14h30 débat sur « Le faits divers, miroir d’une époque
», suivi d’un autre à 16h00 dont le sujet sera «
L’ivresse de l’interdit : Littérature noire et pulsions intimes
».
Pour redonner un sens à la fête, à 19h00, repas
et bal populaire. Ah la guinche, y a qu’ça d’vrai !
Et comme Frontignan-La Peyrade se situe dans le midi, à partir
de 22h00 Concours de Pétanque.
Dimanche 6 juillet,
ça démarrera assez fort avec un débat à
11h00 sur « La création du mythe » suivi
d’un autre à 14h30 sur « L’ambiguïté du
rapport à la violence ».
Comme cela commencera à sentir la fin, à 17h30, Apéritif
de Clôture, suivi d’un concert de Jazz et pour celles et ceux
qui resteront sur place, à 20h00 l’ultime Murder Party.
Les écrivains et les dessinateurs
présents signeront leurs livres du vendredi 4 au dimanche 6 juillet,
square de la Liberté, et les bouquinistes présenteront
leurs perles rares en Romans et en BD.
Après tout cela, que pourrait demander de plus le peuple du polar
?
Bernard Bec
Ces auteurs de romans
seront présents :
Lilian Bathelot – Abdel-Hafed Benotman – Stéphanie Benson – Gilles
Blunt – José-Louis Bocquet – Stéphane Bourgoin – Gérald
Broner – Thierry Crifo – Jean-Claude Derey – Sergueï Dounovetz
– James Grady – Eric Halphen – Jack Lamar – J. Wallis Martin – Maxim
Jakubowski – Aïssa Lacheb-Boukachache – Pierre Magnan – Dominique
Manotti – Claude Mesplède – Michel-Julien Naudy – Béatrice
Nicodème – Gianni Pirozzi – Philippe Renonçay – René
Reouven – François Rivière – Marc Villard – John L. Williams
– Francis Zamponi.
Ces auteurs de BD seront
présents :
Alex Baladi – Hervé Baru – Florence Cestac – Pierre Duba – Jampur
Fraize – Alain Goutal – Pierre Guilmard – Miles Hyman – Stéphane
Perger – Joe G. Pinelli – Jeff Pourquié – Olivier Quéméré
– Jean-Marc Rochette.